Hier c'était le 22 Mai.
Jour férié en Martinique puisqu'il s'agit de la date de l'abolition de l'esclavage.
Je devais normalement aller au cinéma mais j'ai vite décommandé car nous avons décidé, entre membres de la résidence de fêter ce jour.
Nous avons donc réussit à réunir des fonds pour nous préparer une journée : "an temps longtemps"
Je précise aussi que je n'ai pas dormi de la nuit puisqu'à 3h du mat', on a fait un son en FAC de droit.
7h : réveil au son des tambours. Un joueur de tambour est venu avec ses instruments et nous avons joué. Moi j'ai pris les ti bois et il m'a félicité car je me débrouillais très bien. Il croyais même que je jouais dans un groupe Cheesy. Je n'en avais jamais tenu de ma vie. D'habitude je joue le tak pi tak avec des couverts ou mes mains...
10h : Projection du film : la rue cas nègre et débats.
J'étais l'animatrice. Imaginez vous comment j'étais en sachant que je n'avais pas fermé l'oeil de la nuit et qu'à cause du rhum je m'étais fendu la gueule .
14h : jeux en temps longtemps. En gros on a fait la classique course de pneus. Et un "un deux trois soleil" géant Cheesy. On a aussi joué au domino. Bien entendu!
19h : Et là ce fut le meilleur moment de la soirée... Le célèbre Elie Pénon, le plus grand conteur de la Martinique nous a honoré de sa présence. Et pendant plus de deux heures, nous sommes restés suspendu à ses lèvres. Rien que d'y penser, j'ai encore des frissons. S'il y a bien quelque chose dont je suis fière, c'est des contes antillais. Le rythme, les mots, les tournures de phrase, l'humour. Un moment magique. Même les étrangers étaient transportés alors qu'ils pigeaient que dalle puisque le conte était en partie raconté en créole. On a aussi eu droit à des extraits de Cahier d'un retour au pays natal. d'Aimé Césaire.
Fin de la soirée, vers les 22h. Dégustation du traditionnel pain au beurre chocolat.